Retour aux films

Vous êtes une salle de cinéma ?
Connectez-vous pour voir le film en entier.
Sinon, regardez un extrait.

Créer un compte

Vous êtes une salle de cinéma ?
Connectez-vous pour voir le film en entier.

Créer un compte

Denise d'Aubervilliers

Sami Lorentz, Audrey Espinasse

En deux mots

Images rares d'un bidonville de la région parisienne, commentaires de Jacques Prévert. Un témoignage plein d'humanité.

Synopsis

Face aux images de son enfance tournées en 1945 par Jacques Prévert et Éli Lotar dans les logements insalubres d’Aubervilliers, Denise Bilem fouille dans sa mémoire pour exhumer les souvenirs intimes qu’elle a pu conserver.

Pour aller plus loin

S’inscrivant dans une série documentaire valorisant le patrimoine des quartiers populaires, intitulée “Filmer la ville”, Denise d’Aubervilliers ressuscite d’émouvante façon une œuvre mythique de l’histoire du format court, Aubervilliers d’Éli Lotar. Tourné dans l’immédiat après-guerre, à l’été 1945, il entreprenait de montrer la misère incommensurable dans laquelle pouvaient vivre, à quelques encablures de Paris, des familles prolétaires dépourvues de tout. Le commentaire en avait été écrit par Jacques Prévert, dont la verve militante faisait merveille, et redonnait sa noblesse à une population laborieuse déshéritée, oubliée des puissants.
Une famille ouvrière en particulier était filmée dans les ruines de la ville et dans un quotidien aux âpres conditions, sans eau courante ni électricité. De nos jours, le duo de coréalisateurs, Audrey Espinasse et Sami Lorentz, a retrouvé l’une des fillettes de ce foyer, alors âgée de huit ans. Étant désormais plus qu’octogénaire, Denise se remémore devant leur caméra cette époque, ce tournage et ses conséquences. Et aussi la carrière d’actrice qu’elle choisit de ne pas tenter, pourtant encouragée par Prévert, afin de s’occuper de l’une de ses sœurs, malade. Elle n’aura pas décroché les étoiles, comme elle le croyait alors possible, vit toujours en HLM à “Auber” et nous transmet sa joyeuse philosophie de vie, stoïque et rieuse.
Comme dans Babcock, une histoire ouvrière (2017), également disponible dans le cadre de L’Extra Court, les deux jeunes documentaristes excellent à saisir l’humanité ordinaire, pour un portrait aussi émouvant que respectueux. Celui d’une femme, d’une ville et d’une manière de voir le monde.

Générique

Production La Toile Blanche

Interprétation Denise Bilem

Télécharger la fiche en PDF Télécharger l'image 1 Télécharger l'image 2
06’40
Documentaire
Portrait
France
2018
Français

Art & Essai

Visa : 149.513

Disponible en physique : non

Fin de droit : 17/03/2021
Retour haut de page